Galerie Menil’8

20 nov - 14 dec

Vernissage le 23 Novembre à 18h

Jonas Delhaye / Justine Delobel / Anouck Durand-Gasselin /
Brice Krummenacker / David Leleu / Benjamin Ottoz

Jonas DELHAYE Né en 1988 à Vannes. Vit en itinérance.
A effectué ses études à l’école européenne supérieure d’art de Bretagne.
Quercus, papier argentique couleur, 270 cm

L’abri photographique (sténopé nomade et modulable) capture par dessous le feuillage des arbres. La toile est conçue comme un soufflet de chambre noire, en plis amidonnés, assurant la modularité du dispositif en fonction de la dimension des arbres choisis.
Durant plusieurs heures (5h pour Quercus) dans le noir complet, des feuilles de papier photosensibles sont disposées à l’aveugle au sol, en cercles concentriques autour du tronc, rappelant finalement les cercles de croissances d’un arbre coupé. Les projections lumineuses s’hybrident et insolent directement le papier argentique couleur imprimant l’image en négatif sur l’ensemble de la surface. Le vide central dans l’image est la réserve laissée par le tronc originel.
À l’intérieur, l’expérience de l’obscurité complète, de l’inconnu, du temps, de la projection sur le papier et sur le corps devenu écran, font intrinsèquement partie de l’image résultante dans sa relation au paysage.

jonasdelhaye.fr

Justine DELOBEL Née en 1986 à Armentières. Vit et travaille à Paris et Bruxelles.
Youcu(1)t, vidéo, installation avec 6 tulles.

Youcu(l)t, un objet visuel non identifié, dans lequel des captures d’écran fragmentées s’accumulent dans une vidéo s’apparentant à une image fixe.
Il s’agit d’un morphing à partir de captures d’écrans de jeunes filles se filmant sur Youtube, mais ici on ne peut les identifier individuellement. Tel un simulacre de la fiancée de Frankenstein, les morceaux de visages de chacune se fondent en un seul et même portrait brumeux qui semble pétrifié dans l’image. Cette dernière semble être gelée, et fondre progressivement dans un mouvement invisible, où le visage change d’apparence, mais de manière presque imperceptible. Ici la vidéo sociale est détournée de sa fonction dialectique, et renoue avec le silence énigmatique des images fixes. La vidéo se projette et apparaît sur différents supports, en écho à la nature virale de ces images issues d’internet. Elle se démultiplie, et perd de sa consistance en traversant les tissus suspendus, et tenues par des pinces à dessin. L’installation questionne alors la nature de l’image, son évolution et son devenir, de par la fragilité des supports dont elle dépend.

www.claustromedia.com

Anouck DURAND-GASSELIN Née en 1975. Vit à Paris et travaille surtout en forêt.
Diplômée des Beaux Arts de Toulouse.
Représentée par la Galerie ALB, Paris
Squamosus et Sporothèque, installation rétroprojetée

Tout d’abord photographe, Anouck Durand-Gasselin commence ses recherches dans la forêt avec la cueillette et la marche. Les éléments trouvés ( champignon, bois de cerf ou récemment bryophytes) font l’objet d’une attention soutenue et de manipulations variées (moulage en plâtre, sporulation, mise en scène). Ces expérimentations se prolongent en dispositifs de création méthodiques voire scientifiques.
Avec les Sporées, l’artiste ré-interroge les fondamentaux de l’image en provoquant un phénomène naturel : la sporulation du champignon. L’installation Sporothèque et projections propose d’appréhender une activité aussi absurde que poétique : collecter autant d’images enfouies dans l’humus des sous-bois, inventer une section naturaliste inconnue des Muséum (…). Evelyne Toussaint

www.anouck-durand-gasselin.fr

Brice KRUMMENACKER Né en 1978 à Paris. Vit et travaille à Paris.
Holographie, projection, collage et installation.

L’image d’un immeuble fantomatique sortit d’un imaginaire trouble dont les habitants vibrent plus qu’ils n’existent et nous forcent à nous demander ce qu’ils sont vraiment. Dans sa série Holographie, Brice Krummenacker saisit les réflexions pixélisées de sujets dont l’esthétique nous attire mais les caractéristiques nous échappent. Comme les prisonniers de la caverne de Platon, nous ne percevons que des projections obscures, venues d’écran que nous ne pouvons qu’imaginer. A travers cette série toute en saturation et contraste, Brice Krummenacker s’interroge sur notre perception du monde.
Passant de plus en plus de temps devant des écrans nous montrant une réalité toujours plus scénarisée et sensationnalisée ou nous vendant toujours plus de perfection photoshopée, sommes nous encore capable de voir la vérité en face? Pourquoi ces images ? Et surtout que veulent les marionnettistes? Toutes les images de cette série sont réalisées par projection «holographiques ».

www.bricekrum.com

David LELEU Né en 1973 à Chauny. Vit et travaille à Lille.
Etudes à l’Erg de Bruxelles.
Le stratagème de l’invisible, installation, projection.

Posé sur un socle, un petit moteur surplombe un cylindre de verre. Le moteur permet à un bras métallique d’effectuer une rotation à 360° autour du cylindre et ce bras emporte une ampoule allumée, comme un satellite en orbite. Le cylindre est creux et rendu opaque par une couche de papier noir. Une image quasiment cachée est maintenue horizontalement dans la partie supérieure du cylindre tandis qu’une caméra est placée verticalement en dessous. L’image froissée par l’artiste est capturée en contre-plongée puis révélée en direct sur un écran par un vidéoprojecteur.

davidleleu.com

Benjamin OTTOZ Né en 1984 à Créteil. Vit et travaille À Molenbeek Saint Jean Bruxelles
Diplômé des Beaux Arts de Nantes en 2009
Représenté par La Galerie La peau de l’ours, Bruxelles et la DoubleV Gallery, Marseille
Serendipity PF, peinture acrylique, papier Arches 185gm², 115x180cm, 2018

En premier lieu, il y a bien le papier, plan blanc, vierge de tous les possibles. Ce sont ses plis, ses ondulations qui, tendus comme une peau se dressent devant nous. La peinture projetée, pulvérisée agit comme un révélateur. Semblable à une brume, à des vapeurs colorées, elle s’infiltre et se propage à fleur du relief pour faire trace. Par contact, par imprégnation avec le plan altéré, elle constitue en fines particules une mémoire dans la matière. Dans les plis et les replis de la matière, dans les ondoiements de ses papiers peints montent des réminiscences, comme des échos à d’autres référents, à d’autres points de vue, d’autres histoires.

www.benjaminottoz.com

 

 

 

 

Horaires
Du mercredi au dimanche
de 14h30 à 19h30 et sur rdv

Adresse
GALERIE MENIL8,
8 Rue Boyer, 75020 Paris, France

http://www.artistesdemenilmontant.fr/

Métro : Gambetta
Tel : 06 78 12 19 81