Galerie Menil’8

3 nov - 16 nov

Vernissage le 3 Novembre de 17h à 21h

Nicolas Descottes / Mana Kikuta /
Marie Lelouche / Timothée Schelstraete

Nicolas DESCOTTES
Né en 1968 à Paris.
Vit et travaille à Paris.

Je réalise depuis plusieurs années une étude sur l’accident. J’ai débuté par une série portant sur les empreintes des immeubles parisiens ayant subi un incendie. Puis j’ai récupéré sur le bord de l’autoroute entre Paris et Anvers des pneus et des pare-brise explosés que j’ai photographiés à la chambre, en noir et blanc, dans mon atelier. J’ai ensuite établi des parallèles avec des formes végétales travaillées à la poudre de graphite. Je ressentais le besoin d’avoir une analyse plus précise de ces fragments de collisions, et de les documenter comme une radiographie. Une nouvelle réalité apparaît alors, tel un « tapis de cristaux acérés », pour reprendre les termes de J.G Ballard dans son roman Crash ! (1973).

www.nicolasdescottes.com

Mana KIKUTA
Née en 1986 à Hiroshima. Vit et travaille à Paris.
Diplômée de l’Université de Photographie de Tokyo, et de l’Ecole supérieure d’art de Chalon-sur-Saône.

« Senbazulu » est un film tourné en 16 mm, dans lequel des mains plient et déplient une grue en papier à l’infini. Ce geste nous met face à l’abîme de la commémoration de la bombe d’Hiroshima, dont la légende des « mille grues » raconte, suivant les dires d’une survivante de la catastrophe, que si l’on plie mille grues en papier dans l’année, notre vœu de santé, de longévité, d’amour ou de bonheur peut s’exaucer.
Le papier de l’origami (20x20cm) a été enduit d’une solution photosensible qui bleuit lentement quand on l’expose au soleil. Les mouvements et les plis du papier dessinent, à mesure de la répétition des gestes, un motif sur la feuille. Ainsi, une fois redevenue plane, la feuille garde la trace des pliages comme la photographie d’une prière ou d’un recueillement, dont l’aspect général semble identique, mais dont les détails varient toujours. Une série de cyanotypes résultant de ces manipulations est exposée avec le film.

manakikuta.com

Marie LELOUCHE
Née en 1984 à Saint-Junien. Vit et travaille à Lille.
Diplômée de l’ENSBA de Paris, elle poursuit un doctorat en recherche-création entre Montréal et Le Fresnoy sur la sculpture post-digitale.
Représentée par la galerie Alberta Pane (Paris-Venise).

Le titre de cette série est emprunté au slogan d’une célèbre marque de téléphone : « Vous avez un nouveau souvenir », un message qui apparait avec une image stockée dans notre appareil. Mais alors, que sont ces nouvelles mémoires externes, et ces nouvelles forces du souvenir ? Marie Lelouche propose des sculptures qui sont à la fois les reconstructions fragmentées de formes empruntées, des lieux de mémoire, ou les protagonistes de l’exposition. Elles ont chacune un prénom et prennent la parole au travers d’une application de chat ouverte dont les vibrations, à chaque message, attirent notre attention.
L’artiste s’est appuyée sur une collection d’enregistrement 3D qu’elle rassemble depuis plusieurs années. Les scanners tridimensionnels sont des outils optiques qui rappellent par bien des aspects les appareils photographiques. C’est par la platitude de nos écrans que nous accédons à ces volumes et à ces espaces conservés sous forme de données, avec la frustration de ne pouvoir les revivre pleinement.

marielelouche.com

Timothée SCHELSTRAETE
Né en 1985 à Paris. Vit et travaille à Paris.
Diplômé de l’École Régionale des Beaux-Arts de Rouen.
Représenté par la galerie Valérie Delaunay (Paris).

Ce projet tend vers la même obsession : la grille comme motif inhérent au processus d’impression, et comme surface accidentée recouverte de peinture et barrée, à la manière d’un châssis. Mes dernières œuvres cherchent à incorporer le matériau photographique à la peinture, à travers le transfert d’impression laser A4 sur la toile, à l’aide de liant acrylique transparent. Ainsi seule l’encre (toner) subsiste à la surface du tableau dans une accumulation de strates, mêlant transfert photographique et image-peinte, suivant un jeu d’allers-retours incessants. Il s’agit de considérer le tableau comme surface sensible, et réceptacle de gestes et d’images fragmentées. Mais aussi d’étudier les liens ténus qu’entretiennent peinture et photographie, figuration et abstraction, reproduction mécanique et manuelle.

timotheeschelstraete.com

Horaires
Du mercredi au dimanche
de 14h00 à 19h00

Adresse
GALERIE MENIL8,
8 Rue Boyer, 75020 Paris, France

http://www.artistesdemenilmontant.fr/

Métro : Gambetta