Est Galerie

12 nov - 22 nov

Vernissage le 12 Novembre de 17h à 21h

Hideyuki Ishibashi / Stéfane Perraud /
Stéphanie Roland / Filipe Vilas-Boas

Hideyuki ISHIBASHI
Né en 1986 à Kobe. Vit et travaille à Paris.
Diplômé du Fresnoy – Studio National des Arts contemporains en 2018.
Représenté par la galerie Ibasho (Anvers), et la galerie IMA (Shinagawa).
 
La série « Stjernhimmeln » se réfère au projet photographique « Célestographies » du dramaturge suédois August Strindberg (1893-1894) produite sans chambre ni optique, d’inspiration scientifique et occultiste. Afin de démontrer que notre perception du monde est une illusion, car soumise aux limites de notre œil et de sa construction, Strindberg exposa directement des plaques photographiques face à la lune, au soleil et aux étoiles, pour réaliser une « radiographie du ciel constellé », comme si la photographie pouvait capturer leur nature cachée. Appréciant également la poésie et le surnaturel de l’image apparaissant lors des réactions chimiques, Strindberg n’a pas fixé certaines de ses « Célestographies », dont les images positives sont conservées à la Bibliothèque Royale de Suède, mais ne sont jamais exposées en raison de leur fragilité. Toutes les plaques négatives d’origine, quant à elles, ont disparu.
Dans « Stjernhimmeln », je tente de refaire émerger la forme originale de ces images à travers différents angles et différentes techniques photographiques pour explorer la relation entre imagination et photographie : Est-ce que celle-ci offre des connaissances impartiales, ou n’est-elle qu’une surface pour des projections imaginaires ? A-t-elle une valeur en dehors des usages conventionnels ? Et que pouvons-nous apprendre de ces images « non fixées » 126 ans après ?

www.hideyukiishibashi.com

Stéfane PERRAUD
Né en 1975. Vit et travaille à Paris.
Diplômé des Arts décoratifs de Paris.

Ces gravures rassemblent plus de vingt paysages sous-marins collectés d’après des photographies satellitaires. L’inaccessibilité et l’invisibilité de ces volcans de très hautes altitudes négatives (plus de 4000 mètres), mais qui n’affleurent pas à la surface des eaux, forcent à la rêverie… alors que nous connaissons mieux la surface de la lune que le fond des océans. Par exemple, le Tamu situé au large de la Guyane, l’un des volcans les plus grands du système solaire après l’Olympus Mons sur Mars, n’a été découvert qu’en 2013.
Les gravures exécutées au laser perforent le papier de micro orifices laissant passer la lumière comme de la dentelle. Des panneaux de Leds agencés à l’arrière de la feuille diffusent un flux vidéo faisant vibrer les gravures par endroits, comme si elles étaient animées d’une vitalité délicate. Chaque gravure est accompagnée d’un texte qui raconte un événement spécifique lié au volcan. Se dévoile ainsi un univers secret et complexe qui remet la cartographie dans un imaginaire romantique, exotique et parfois naturaliste.

stefane-perraud.fr

Stéphanie ROLAND
Née en 1984 à Bruxelles. Vit et travaille à Bruxelles.
Diplômée de l’Université des Arts de Berlin.

Chaque heure, une étoile morte répertoriée par les institutions spatiales (NASA et ESA) est imprimée sur une feuille de papier spécial, grâce à une imprimante connectée à leurs bases de données. Cette photo est ensuite déposée dans un bac d’eau, et le papier, créé avec l’aide de physiciens, se dilate. A l’image de l’univers en expansion, il change alors de forme grâce aux gestes de l’artiste, formant des constellations variées, jusqu’à sa dissolution atomique complète. Ce processus est ensuite diffusé en positif sur un petit écran vidéo. Puis en négatif, en temps différé, sur une projection de grande taille dans l’espace d’exposition. La mort d’une étoile, un très long phénomène à l’échelle astronomique, se trouve ainsi transposée à portée de perception humaine.

www.stephanieroland.be

Filipe VILAS_BOAS
Né en 1981 à Barcelos, Portugal. Vit et travaille à Paris.

Projection interactive, méditative et musicale qui traite de l’exploration spatiale ainsi que de notre quête de sens et de transcendance, « Star Tracks – L’Astrophone » se présente sous forme d’un orgue de Barbarie céleste. Pour les Grecs, le cosmos s’animait selon des principes qu’ils déduisaient de leurs observations et qu’ils appliquaient aux mathématiques, à la musique et à la vie de la cité en général. Inspiré de l’astronomie grecque antique et de la théorie de l’harmonie des sphères, cette œuvre propose une combinaison de rouages mécaniques et algorithmiques utilisant la Voie lactée en guise de partition musicale. En jouant avec la vitesse et le sens de rotation du dispositif, le public peut générer des perles musicales… mais aussi des dissonances et du chaos.

www.filipevilasboas.com

Horaires
Du mercredi au dimanche
de 14h00 à 19h00

Adresse
EST GALERIE,
76 rue Saint-Maur, 75011 Paris

Métro : Rue Saint Maur